La Réserve de Vohimana a pour but de protéger la forêt naturelle des différentes menaces qui pèsent sur elle.

  • La plus récurrente est celle des "Tavy" ou culture sur brûlis.

Le riz est l'aliment de base de l'alimentation des malgaches, ici à Vohimana les cultures sont nombreuses pour répondre aux besoins de la population.

Après plusieurs récoltes, une fois que la terre n'est plus assez riche pour produire du riz, de nouvelles parcelles de forêt sont désignées, les arbres coupés et le bois vendu ou transformé en charbon. On brûle ensuite ce qu'il reste pour pouvoir y planter à nouveau du riz ou du manioc.


Encore trop répandue dans la région, la pratique du Tavy est à l'origine d'une dégradation majeure de la forêt. 

Malgré les patrouilles des associations locales et campagnes de reboisement, la forêt disparaît petit à petit.


  • Les catastrophes naturelles ont elles aussi leur part de responsabilités dans les difficultés rencontrées par les populations de Vohimana.

Le passage du cyclone Hedza en 2015 et tout récemment, Enawo en Mars 2017 ont laissé des marques de leur passage dans toute la réserve. Des infrastructures ont été complètement détruites, comme le village des chercheurs ou le laboratoire du relais. Les ponts ont été emportés par la rivière et les maisons ravagées par les éboulis. Encore aujourd'hui, les cicatrices sont visibles tout autour du relais et l'enthousiasme collectif est terni... 

 

C'est pourquoi il est important, aujourd'hui plus que jamais, d'apporter l'aide nécessaire aux habitants de la réserve pour les aider à se reconstruire et pérenniser leur avenir. 

 

Les éboulis ont emporté avec eux une partie des habitations situées autour du relais.
Les éboulis ont emporté avec eux une partie des habitations situées autour du relais.